mercredi 5 février 2014

je reprends ces lignes à l'heure où ma situation professionnelle est sur le fil.

Nous sommes un mercredi, j'ai passé un entretien avec ma société de service hier, entretien que j'ai eu l'impression de complètement louper.

Je suis sur le fil, la tête sur le billot, cela fait maintenant 6 mois que je n'ai pas été en mission digne de ce nom. Bien sûr j'assure quelques tâches en interne, mais cela n'est pas suffisant.

Il faut que je sois en mission, que je 'marge' à 30%, et les commerciaux peinent à me positionner sur ces critères.
Donc, pas ou peu de mission,

derrière cela, il se pourrait que je sois convoqué très prochainement pour une discussion sur la terminaison d'un commun accord de mon engagement auprès de ma boîte.

La perspective de retrouver un emploi m'a toujours inquiété, elle me met en face de ma réalité, je n'ai que très peu de confiance en mon autonomie et j'ai besoin de travailler dans un cadre de confiance.

Je ne suis pas fautif de ne pas être en mission; je ne suis pas fautif d'être payé à une hauteur qui fait que les commerciaux ne margent pas suffisamment.

Je réactive mes efforts pour trouver un travail ailleurs. Cela devient essentiel. Enfin, en termes d'efforts, il s'agit de mon CV sur un site de recruteur en ligne, de mon profil LinkedIn (saloperie moderne). Et puis...

J'ai envie de me suicider.

Jane est partie, je ne suis plus de ses contacts, notre relation est 'mortifère', elle a décidé de la stopper. Ma vie est un échec complet. Je suis à quarante ans seul comme un chien. J'ai une situation professionnelle dramatique, ma maison est un boulet à trainer, mon prêt est une corde autour de mon cou. Mon père part à Grasse, il ne pourra plus m'aider financièrement.

Je ne pense qu'à ma gueule. Je me renferme sur moi. Je subis le regard des autres qui ne m'estiment pas.

J'ai un soutien psychiatrique et je prends un stabilisateur d'humeur, ainsi que des anxiolytiques.  J'ai aussi un soutien d'une psychologue, douce,  bienveillante.

Je ne vais plus pouvoir dans l'avenir assumer la maison. Je vais devoir m'en séparer, la brader, et elle est peut-être invendable. Ce serait une perte sêche difficile à assumer, que je trainerai tout le reste de ma vie. Elle est dans une zone décrêtée non aménageable, et elle présente une fissure qui ne présage rien de bon. Et un jardin.... plutôt en mauvais état.

Je vis au dessus de mes moyens (quasiment, et dans une perspective proche de me retrouver au chômage), alors que je tire les coùts au minimum, que depuis le début de l'année et ses résolutions, je réduis les frais courants. Reste des charges qui ne cessent de progresser. Gaz, charges de location, transport... Et la perspective de réduction drastique de mes revenus.

C'est un peu lourd à porter, tout cela, cher journal.