Début mai. J'ai encore consommé ce week-end. C'est à dire, j'ai encore abusé ce week-end.
C'est la dernière semaine de ma mission chez l'opérateur de téléphonie mobile 'chez' lequel je travaillais. Et grosse periode d'incertitude, de doute, de malaise.
Aujourd'hui une commerciale de ma boîte m'a contacté pour me proposer de rencontrer un collaborateur de l'un de ses projets; dans le domaine de la finance !
... je reprends ce billet le lendemain; j'ai rendez vous aujourd'hui, et j'ai passé une nuit trés agitée.
De plus, actuellement les vibrations des véhicules passant dans la rue adjacente semblent s'être accentuées; ou bien j'ai du mal à trouver le sommeil, par rapport à il y a quelques temps, et je suis donc plus sensible à ces vibrations;
le plus bizarre, c'est que je me demande si ce n'est pas moi qui tremble...
Je crois qu'actuellement je ne vais pas bien; j'ai par exemple vraiment beaucoup de mal à sourire... J'espère que cela reviendra...
mardi 4 mai 2010
lundi 5 avril 2010
Fin de mission annoncée
Le jour où j'ai posté mon dernier message, j'ai eu une 'mauvaise' nouvelle. S'entend, pas le décès de quelqu'un, ou une maladie grave, mais juste que ma mission va s'arrêter.
Mon client est venu me voir, m'a demandé de s'entretenir avec moi à part, puis m'a annoncé qu'il avait demandé à mon commercial de lui fournir un remplaçant.
Je sus rapidement le fin mot de l'histoire: Alors que les dérogations se discutaient avec son responsable, la mienne n'a pas trouvé son support. Ainsi, c'est par la loi du pouce du responsable de mon client, que je ne suis pas reconduit.
J'ai été sous le choc de cette nouvelle, jusqu'à la nuit suivante comprise; très mal, très peu dormi.
Le lendemain je voyais mon alcoologue, qui m'a prescrit un somnifère pour éviter les troubles du sommeil.
Je voyais le soir même mon CM (consultant manager); c'était la première rencontre, avec cette 'tueuse'. Elle me remonta le moral, en me certifiant que je ne pouvais pas être licencié en inter-contrat ( sauf si je refuse une mission, et c'est par exemple une manière d'être éconduit, qui est de se voir affecté à une mission beaucoup trop loin de son lieu de résidence; mais je n'en suis pas là).
Je discutais aussi ce jour là avec mon commercial, qui me conforta sur le fait que le 'marché' était reparti, et que d'un volume de 35 interco l'année passée, ils étaient redescendus à 8 (par placement, et certainement suite à des départs, mais l'on ne m'a pas parlé de départs 'forcés'; à ce sujet je pourrai me renseigner auprès du C.E., je pense).
Depuis, mon sommeil s'est à peu près recalé; même si je sens que je ne dors pas sereinement, je n'ai plus recours au somnifère, et trouve le sommeil rapidement.
C'est le lundi de Pâques, aujourd'hui. Je me suis beaucoup activé dans le jardin les deux jours précédents, et remets à ultérieurement, comme ma constitution de procrastinateur me pousse à le faire, plusieurs choses que j'ai du mal à entamer:
_ Refaire mon C.V.
_ Travailler à ce que je vais présenter à l'A.G. du comité,
_ Me mettre à chercher du travail: En effet, même si je ne suis pas actuellement sans emploi ou ressource, l'idéal serait de mettre à contribution ce moment opportun pour trouver un autre emploi, éventuellement mieux payé, plus intéressant, ou plus stable ( l'un des trois me sierait).
J'ai vu avec le voisin à venir faire quelques menus travaux chez moi, et, me connaissant, cela signifie que je vais dans l'ensemble bien (sinon, je ne pourrais envisager une dépense, un investissement de cet ordre; le simple fait de dépenser pour me nourrir correctement serait source d'inquiétude, et je me perdrais dans la contemplation du pécule que j'ai de côté, avec l'angoisse palpable de le voir diminuer, cristallisant dans un futur proche l'inquiétude de me retrouver démuni).
Le printemps est maintenant installé.
Concernant l'alcool, je n'ai pas eu de rechute cette semaine. L'alcoologue m'a prescrit du Revia, qui est une aide à l'abstinence au même titre que l'aotal. Je le prends, consciencieusement.
Je mets aussi en pratique l'adage selon lequel le fait d'appeler la permanence, ou un ami A.A., au moins une fois dans la journée, me tient éloigné du produit.
Bien que je me suis mis dans une démarche où je ne suis pas sensé compter les jours d'abstinence, préférant observer ces moments présents où j'arrive à contenir, à contourner mon envie, je ne suis pas sans plaisir d'annoncer que j'en suis à la deuxième semaine révolue de sobriété. Pourvu que ça dure !
Mon client est venu me voir, m'a demandé de s'entretenir avec moi à part, puis m'a annoncé qu'il avait demandé à mon commercial de lui fournir un remplaçant.
Je sus rapidement le fin mot de l'histoire: Alors que les dérogations se discutaient avec son responsable, la mienne n'a pas trouvé son support. Ainsi, c'est par la loi du pouce du responsable de mon client, que je ne suis pas reconduit.
J'ai été sous le choc de cette nouvelle, jusqu'à la nuit suivante comprise; très mal, très peu dormi.
Le lendemain je voyais mon alcoologue, qui m'a prescrit un somnifère pour éviter les troubles du sommeil.
Je voyais le soir même mon CM (consultant manager); c'était la première rencontre, avec cette 'tueuse'. Elle me remonta le moral, en me certifiant que je ne pouvais pas être licencié en inter-contrat ( sauf si je refuse une mission, et c'est par exemple une manière d'être éconduit, qui est de se voir affecté à une mission beaucoup trop loin de son lieu de résidence; mais je n'en suis pas là).
Je discutais aussi ce jour là avec mon commercial, qui me conforta sur le fait que le 'marché' était reparti, et que d'un volume de 35 interco l'année passée, ils étaient redescendus à 8 (par placement, et certainement suite à des départs, mais l'on ne m'a pas parlé de départs 'forcés'; à ce sujet je pourrai me renseigner auprès du C.E., je pense).
Depuis, mon sommeil s'est à peu près recalé; même si je sens que je ne dors pas sereinement, je n'ai plus recours au somnifère, et trouve le sommeil rapidement.
C'est le lundi de Pâques, aujourd'hui. Je me suis beaucoup activé dans le jardin les deux jours précédents, et remets à ultérieurement, comme ma constitution de procrastinateur me pousse à le faire, plusieurs choses que j'ai du mal à entamer:
_ Refaire mon C.V.
_ Travailler à ce que je vais présenter à l'A.G. du comité,
_ Me mettre à chercher du travail: En effet, même si je ne suis pas actuellement sans emploi ou ressource, l'idéal serait de mettre à contribution ce moment opportun pour trouver un autre emploi, éventuellement mieux payé, plus intéressant, ou plus stable ( l'un des trois me sierait).
J'ai vu avec le voisin à venir faire quelques menus travaux chez moi, et, me connaissant, cela signifie que je vais dans l'ensemble bien (sinon, je ne pourrais envisager une dépense, un investissement de cet ordre; le simple fait de dépenser pour me nourrir correctement serait source d'inquiétude, et je me perdrais dans la contemplation du pécule que j'ai de côté, avec l'angoisse palpable de le voir diminuer, cristallisant dans un futur proche l'inquiétude de me retrouver démuni).
Le printemps est maintenant installé.
Concernant l'alcool, je n'ai pas eu de rechute cette semaine. L'alcoologue m'a prescrit du Revia, qui est une aide à l'abstinence au même titre que l'aotal. Je le prends, consciencieusement.
Je mets aussi en pratique l'adage selon lequel le fait d'appeler la permanence, ou un ami A.A., au moins une fois dans la journée, me tient éloigné du produit.
Bien que je me suis mis dans une démarche où je ne suis pas sensé compter les jours d'abstinence, préférant observer ces moments présents où j'arrive à contenir, à contourner mon envie, je ne suis pas sans plaisir d'annoncer que j'en suis à la deuxième semaine révolue de sobriété. Pourvu que ça dure !
mercredi 31 mars 2010
Petit message
Hier, réunion A.A. à Pavillons-sous-Bois.
Depuis que je suis rentré de vacances ( quelles vacances, déprimantes, ennuyeuses, solitaires), j'ai pu maintenir mon abstinence, grâce aux appels à la permanence, et aux amis.
L'adage selon lequel, lorsque je téléphone, je reste abstinent de la journée, n'est pas contredit.
Plutôt que de dénombrer le nombre de jours sans consommation, j'essaie de recentrer mes efforts sur l'instant présent, et le fait de ne tenir écarté le produit à ce moment, à tous ces moments là.
Si maintenant je ne bois pas, j'accèderai à une relation vis-à-vis de la substance, qui se rapprochera du désinterêt.
Voilà, petit message, qui tient lieu d'antidote, de médecine, de bons principes et de rappel, pour rester en bonne santé et tenir au loin ces démons.
Depuis que je suis rentré de vacances ( quelles vacances, déprimantes, ennuyeuses, solitaires), j'ai pu maintenir mon abstinence, grâce aux appels à la permanence, et aux amis.
L'adage selon lequel, lorsque je téléphone, je reste abstinent de la journée, n'est pas contredit.
Plutôt que de dénombrer le nombre de jours sans consommation, j'essaie de recentrer mes efforts sur l'instant présent, et le fait de ne tenir écarté le produit à ce moment, à tous ces moments là.
Si maintenant je ne bois pas, j'accèderai à une relation vis-à-vis de la substance, qui se rapprochera du désinterêt.
Voilà, petit message, qui tient lieu d'antidote, de médecine, de bons principes et de rappel, pour rester en bonne santé et tenir au loin ces démons.
vendredi 26 mars 2010
D'un mec à la permanence
Réaliser que j'ai perdu le contrôle de mon existence.
Que l'alcool est plus fort, qu'il ne s'agit pas de se battre.
Il faut capituler, lâcher prise.
Il s'agit de bonne volonté, et d'avoir le désir d'arrêter de boire.
Ce n'est pas arrêter de boire, c'est en avoir le désir.
C'est ce désir qui fait qu'on arrête de boire.
Que l'alcool est plus fort, qu'il ne s'agit pas de se battre.
Il faut capituler, lâcher prise.
Il s'agit de bonne volonté, et d'avoir le désir d'arrêter de boire.
Ce n'est pas arrêter de boire, c'est en avoir le désir.
C'est ce désir qui fait qu'on arrête de boire.
singe sur la nuque, serpent dans le ventre
J'ai tenu en tout 29 jours.
Puis j'ai rechuté.
'Pas longtemps', je crois 4 ou 5 jours.
Et puis re-sevrage, et puis aux abords des vacances, forte rechute, sans limite, complêt lachâge. Au début 4 bières ('que' 4 bières...); 2 jours plus tard, le soir du départ, je pense, ... un pack de 6 + 1,5 litre de bière.
Et puis quasi la moitié de mes vacances à m'aviner sévèrement.
Je reprends le contrôle ( l'ai-je seulement perdu? Ne suis-je pas celui qui porte le verre aux lêvres?), après quelques efforts qui ne valent pas tripette, suite à une nuit quasi complête d'insomnie, au cours de laquelle même l'usage d'un anxio ne m'aide pas à trouver le repos.
Je téléphone le lendemain, longuement, à mes contacts aux A.A, et à la permanence.
Lorsque je téléphone dans la journée, aux amis, je ne bois pas de la journée. Cette règle n'a pour l'instant jamais été invérifiée.
Hier, j'ai retrouvé le sommeil sans l'aide de l'arprazolam.
Il faut dire que je passe une semaine déplaisante, en hautes-alpes, presque tout seul (sauf la présence d'un ami d'enfance, qui est en couple, ils sont beaux et amoureux, heureux, cela me fait mal, mais surtout cela me gêne de ce qu'ils pourraient penser, j'en viens de plus en plus à croire que l'on me regarde comme un solitaire curieux, qui n'appelle pas le contact, ... et qui ne le trouve pas). Pour 11 jours, tout seul, en résumé. Il fait moche, de toutes façons je n'ai pas le goût d'aller au ski, il me reste, la bouffe, les cinés, les échecs. Et au début de la semaine, cet alcool, qui ratisse toute autre envie ou désir, le ratiboise comme de l'herbicide; et qui ne laisse qu'un désert de dépression, où rien ne pousse, pas une fleur, pas une joie; où à des vagues de pleurs incontrôlés, partant des tripes, succèdent, l'on ne sait pas quel moyen, des pensées sombres, des peurs, des angoisses, de la déraison.
Je comprends mieux ma maladie, celle que j'ai créée, celle qui s'est glissée dans les interstices de mon psychisme: L'alcoolisme.
J'agis en cycle; l'alcool en excès ( et ces excès se font plus forts à chaque rechute, comme s'il était en colère, s'il m'en voulait de vouloir me débarasser de lui) m'écoeure, me fait peur, et j'arrive à y mettre le olà. Ensuite, le sevrage, plus ou moins réussi, mais de manière générale ( en se projetant sur une année, ce blog peut en attester), plus fréquent et fréquemment fructueux. Après, et je dois encore relire ce blog pour m'en rappeler à l'heure actuelle où je me sens déprimé et où je vois tout en noir, une phase d'euphorie, de bonheur relatif, d'activité, de projets, de confiance.
Puis, un voile, une volée de corbeaux, dans ma tête.
La destruction est là, elle m'appelle, fait feu de tout bois, de tout argument, de toute détresse, apitoiement, de tout sentiment, qu'il soit de joie, de colère, de peur, de jubilation,
elle utilise une émotion plus forte pour revenir à nouveau.
Le cycle recommence.
Un bon conseil des amis a été le suivant: La rechute, lorsqu'elle est passée, l'on ne peut pas la changer. Mais il faut tout faire pour en limiter l'ampleur, la durée, limiter l'alcool, ne pas s'en gorger, faire tout pour vider la bouteille à demi vide, et ne pas la boire. La rechute fait partie de la vie de l'alcoolique, elle est une facette de celle de l'abstinent débutant, elle est le couperet de celui aguéri.
En limiter l'ampleur, lorsque ce vol de corbeau plonge sur mon désespoir.
Puis j'ai rechuté.
'Pas longtemps', je crois 4 ou 5 jours.
Et puis re-sevrage, et puis aux abords des vacances, forte rechute, sans limite, complêt lachâge. Au début 4 bières ('que' 4 bières...); 2 jours plus tard, le soir du départ, je pense, ... un pack de 6 + 1,5 litre de bière.
Et puis quasi la moitié de mes vacances à m'aviner sévèrement.
Je reprends le contrôle ( l'ai-je seulement perdu? Ne suis-je pas celui qui porte le verre aux lêvres?), après quelques efforts qui ne valent pas tripette, suite à une nuit quasi complête d'insomnie, au cours de laquelle même l'usage d'un anxio ne m'aide pas à trouver le repos.
Je téléphone le lendemain, longuement, à mes contacts aux A.A, et à la permanence.
Lorsque je téléphone dans la journée, aux amis, je ne bois pas de la journée. Cette règle n'a pour l'instant jamais été invérifiée.
Hier, j'ai retrouvé le sommeil sans l'aide de l'arprazolam.
Il faut dire que je passe une semaine déplaisante, en hautes-alpes, presque tout seul (sauf la présence d'un ami d'enfance, qui est en couple, ils sont beaux et amoureux, heureux, cela me fait mal, mais surtout cela me gêne de ce qu'ils pourraient penser, j'en viens de plus en plus à croire que l'on me regarde comme un solitaire curieux, qui n'appelle pas le contact, ... et qui ne le trouve pas). Pour 11 jours, tout seul, en résumé. Il fait moche, de toutes façons je n'ai pas le goût d'aller au ski, il me reste, la bouffe, les cinés, les échecs. Et au début de la semaine, cet alcool, qui ratisse toute autre envie ou désir, le ratiboise comme de l'herbicide; et qui ne laisse qu'un désert de dépression, où rien ne pousse, pas une fleur, pas une joie; où à des vagues de pleurs incontrôlés, partant des tripes, succèdent, l'on ne sait pas quel moyen, des pensées sombres, des peurs, des angoisses, de la déraison.
Je comprends mieux ma maladie, celle que j'ai créée, celle qui s'est glissée dans les interstices de mon psychisme: L'alcoolisme.
J'agis en cycle; l'alcool en excès ( et ces excès se font plus forts à chaque rechute, comme s'il était en colère, s'il m'en voulait de vouloir me débarasser de lui) m'écoeure, me fait peur, et j'arrive à y mettre le olà. Ensuite, le sevrage, plus ou moins réussi, mais de manière générale ( en se projetant sur une année, ce blog peut en attester), plus fréquent et fréquemment fructueux. Après, et je dois encore relire ce blog pour m'en rappeler à l'heure actuelle où je me sens déprimé et où je vois tout en noir, une phase d'euphorie, de bonheur relatif, d'activité, de projets, de confiance.
Puis, un voile, une volée de corbeaux, dans ma tête.
La destruction est là, elle m'appelle, fait feu de tout bois, de tout argument, de toute détresse, apitoiement, de tout sentiment, qu'il soit de joie, de colère, de peur, de jubilation,
elle utilise une émotion plus forte pour revenir à nouveau.
Le cycle recommence.
Un bon conseil des amis a été le suivant: La rechute, lorsqu'elle est passée, l'on ne peut pas la changer. Mais il faut tout faire pour en limiter l'ampleur, la durée, limiter l'alcool, ne pas s'en gorger, faire tout pour vider la bouteille à demi vide, et ne pas la boire. La rechute fait partie de la vie de l'alcoolique, elle est une facette de celle de l'abstinent débutant, elle est le couperet de celui aguéri.
En limiter l'ampleur, lorsque ce vol de corbeau plonge sur mon désespoir.
mardi 16 février 2010
absenté mais pas oublié
Pas loin d'un mois depuis le dernier post.
Contrairement à d'habitude, ce mois (ou presque) n'a pas été l'occasion de beuverie sans fond.
Ce blog incarne un réceptacle à mes propos, à défaut d'une personne humaine qui m'écouterait ( et je la plaindrais).
En cette absence, ce sont les A.A. qui ont fait office d'oreille, de confident, à mes histoires de saoulographe.
Depuis, donc, le 20 janvier, j'ai fait une rechute. Elle a duré 4 jours, 4 soirs, 4 bouteilles de vin et à peu près autant de pack de bière.
Sur ces 25 jours écoulés, le reste du temps a été marqué par l'abstinence.
Pendant ce temps, je suis allé en moyenne à une réunion A.A. par semaine; sauf lors de la rechute, ou plus de temps s'est écoulé entre les deux réunions.
Je crois que, malgré pas de mal de réticence, cela me fait du bien. Cela contribue profondément à mon abstinence.
Un fait non négligeable, est que je ne prends pas de médicament. J'ai fait mon dernier sevrage ( vers le début du mois) sans anxiolytique, et actuellement je n'ai aucun traitement palliatif ou aide au sevrage; sinon ces réunions.
Bien sûr, ce n'est pas tout le temps facile, mais dans l'ensemble cela tient, au quotidien. Evidemment, il y a bien un moment dans la journée, généralement le soir, avant le dîner, où la question de l'alcool se pose: Sortir en chercher? Tenir le coup, faire autre chose, s'occuper? Dilemme quotidien.
J'en suis à mon douzième jour sans alcool, à mon 35ème jour d'abstinence depuis le début de l'année (sur 47; soit quasiment les 3/4 des jours sans alcool.
Les bienfaits sont là, ils pointent leur nez comme des crocus annonçant le printemps.
Je suis moins déprimé. Je suis en meilleure forme, il n'y a plus ces moments où mon coeur manque de m'abandonner sous l'effort; j'ai un peu plus d'honneur à me regarder dans la glace, et l'image qui m'est renvoyée est plus agréable elle aussi.
Et puis, bon-an mal-an, l'alcool commence à ne plus gouverner mes soirées.
Contrairement à d'habitude, ce mois (ou presque) n'a pas été l'occasion de beuverie sans fond.
Ce blog incarne un réceptacle à mes propos, à défaut d'une personne humaine qui m'écouterait ( et je la plaindrais).
En cette absence, ce sont les A.A. qui ont fait office d'oreille, de confident, à mes histoires de saoulographe.
Depuis, donc, le 20 janvier, j'ai fait une rechute. Elle a duré 4 jours, 4 soirs, 4 bouteilles de vin et à peu près autant de pack de bière.
Sur ces 25 jours écoulés, le reste du temps a été marqué par l'abstinence.
Pendant ce temps, je suis allé en moyenne à une réunion A.A. par semaine; sauf lors de la rechute, ou plus de temps s'est écoulé entre les deux réunions.
Je crois que, malgré pas de mal de réticence, cela me fait du bien. Cela contribue profondément à mon abstinence.
Un fait non négligeable, est que je ne prends pas de médicament. J'ai fait mon dernier sevrage ( vers le début du mois) sans anxiolytique, et actuellement je n'ai aucun traitement palliatif ou aide au sevrage; sinon ces réunions.
Bien sûr, ce n'est pas tout le temps facile, mais dans l'ensemble cela tient, au quotidien. Evidemment, il y a bien un moment dans la journée, généralement le soir, avant le dîner, où la question de l'alcool se pose: Sortir en chercher? Tenir le coup, faire autre chose, s'occuper? Dilemme quotidien.
J'en suis à mon douzième jour sans alcool, à mon 35ème jour d'abstinence depuis le début de l'année (sur 47; soit quasiment les 3/4 des jours sans alcool.
Les bienfaits sont là, ils pointent leur nez comme des crocus annonçant le printemps.
Je suis moins déprimé. Je suis en meilleure forme, il n'y a plus ces moments où mon coeur manque de m'abandonner sous l'effort; j'ai un peu plus d'honneur à me regarder dans la glace, et l'image qui m'est renvoyée est plus agréable elle aussi.
Et puis, bon-an mal-an, l'alcool commence à ne plus gouverner mes soirées.
mercredi 20 janvier 2010
singe sur la nuque
là, ma volonté vacille.
Je suis au bureau, il est l'heure de rentrer. J'ai envie de boire.
=>
Prendre l'aotal dès la sortie du bureau,
ne pas tarder à prendre l'arprazolam.
Se faire une soirée cocooning à base de gras: Raclette?
Un film, j'en ai téléchargé qui seront bien.
J'ai aussi de la limonade pour tenir.
J'ai tout pour tenir.
Aujourd'hui je ne bois pas, demain, on verra.
Je suis au bureau, il est l'heure de rentrer. J'ai envie de boire.
=>
Prendre l'aotal dès la sortie du bureau,
ne pas tarder à prendre l'arprazolam.
Se faire une soirée cocooning à base de gras: Raclette?
Un film, j'en ai téléchargé qui seront bien.
J'ai aussi de la limonade pour tenir.
J'ai tout pour tenir.
Aujourd'hui je ne bois pas, demain, on verra.
lundi 18 janvier 2010
on and on
Hier, je suis allé courrir. Pour la première fois, à peu près, depuis le lycée?
J'ai courru 37 minutes.
Je suis content d'avoir fait cela.
Je désire recommencer et que cela devienne une habitude.
Depuis vendredi, j'ai du mal à trouver le sommeil, et je sens que je suis trés dynamique. Je crains le retour de bâton de tout cela, je crains de ressentir de l'abattement et de la déprime rapidement. J'espère que le traitement d'aotal va limiter cet effet. Sinon il faudra que je m'accroche et que je crois vraiment au fait que tout va se remettre en ordre.
Hier, j'ai aussi réduit le traitement au BZD de moitié. Je ne dois pas aller trop rapidement mais je crains aussi de tomber accro.
Cependant je pense que je devrais passer la période de sevrage ( 10 jours) sans trop de souci.
j'ai la volonté d'arrêter l'alcool ces 10 jours là au moins. Ensuite ce sera sur la durée mais ce n'est pas le sujet.
Je veux retourner à la réunion et pouvoir me dire que j'ai tenu cette semaine, que j'ai fait en sorte de ne pas être tenté, et que la tentation n'a pas été plus forte que ma volonté / organisation.
Je considererai mon sevrage opéré, lundi matin prochain.
Je garde à l'esprit de tirer les conclusions de ma précédente tentative d'arrêt, au cours de laquelle j'ai voulu réduire trop rapidement l'aotal. J'ai ressenti alors l'envie de boire, trop tôt par rapport à tout mon processus de rétablissement.
Je veux écrire la prochaine fois dans ce blog, que je tiens.
J'ai courru 37 minutes.
Je suis content d'avoir fait cela.
Je désire recommencer et que cela devienne une habitude.
Depuis vendredi, j'ai du mal à trouver le sommeil, et je sens que je suis trés dynamique. Je crains le retour de bâton de tout cela, je crains de ressentir de l'abattement et de la déprime rapidement. J'espère que le traitement d'aotal va limiter cet effet. Sinon il faudra que je m'accroche et que je crois vraiment au fait que tout va se remettre en ordre.
Hier, j'ai aussi réduit le traitement au BZD de moitié. Je ne dois pas aller trop rapidement mais je crains aussi de tomber accro.
Cependant je pense que je devrais passer la période de sevrage ( 10 jours) sans trop de souci.
j'ai la volonté d'arrêter l'alcool ces 10 jours là au moins. Ensuite ce sera sur la durée mais ce n'est pas le sujet.
Je veux retourner à la réunion et pouvoir me dire que j'ai tenu cette semaine, que j'ai fait en sorte de ne pas être tenté, et que la tentation n'a pas été plus forte que ma volonté / organisation.
Je considererai mon sevrage opéré, lundi matin prochain.
Je garde à l'esprit de tirer les conclusions de ma précédente tentative d'arrêt, au cours de laquelle j'ai voulu réduire trop rapidement l'aotal. J'ai ressenti alors l'envie de boire, trop tôt par rapport à tout mon processus de rétablissement.
Je veux écrire la prochaine fois dans ce blog, que je tiens.
samedi 16 janvier 2010
Première réunion avec les alcooliques anonymes
comme je le disais un peu plus tôt, je reprends ce journal de bord. Effet début d'année, peut-être, véritable prise de conscience, en plusieurs temps, aussi.
Par plusieurs temps, j'entends le sevrage de 36 jours de début septembre dernier, et les tentatives de début d'année 2010.
Je suis encore dans la dynamique de ce début d'année, de ces efforts pour sortir de l'alcool.
Hier, je suis allé à une réunion d'alcooliques anonymes. Je crois que cela m'a fait du bien.
Je reprends le sevrage. Hier, je n'ai pas bu. Un jour après l'autre, aujourd'hui, je vais tenter de ne pas boire.
En parallèle, j'ai repris aussi le traitement à base de benzodiazepine. Je ne sais pas si c'est une erreur ou pas, mais je reprends directement de l'aotal, du fait que le traitement au benzodiazepine semble laisser à désirer:
Mardi, en effet, j'ai eu envie de boire; disons, je me suis dit (mais ne se le cachons pas, c'est l'expression d'une envie), que je n'allais pas passer mon anniversaire ainsi tout seul sans boire.
'Tout seul sans boire' semble être le plus difficile à tolérer.
Mais bref, j'ai commandé à livrer de la nourriture indienne, et il était primordial que cela soit accompagné d'une bouteille de vin.
Ce n'était pas la nourriture qui me motivait, mais la perspective de consommer de l'alcool.
J'ai tenté lors de cette soirée de calmer l'envie de boire, mais peut-être ai-je pris mon demi-comprimé trop tard, le fait est que je n'ai pas pu résister à commander de l'alcool.
D'où la conclusion, d'une, de prendre le 1/2 comprimé plus tôt (et même si j'ai la crainte d'en être dépendant, je dois garder à l'esprit que je suis dépendant d'autre chose, l'alcool), de deux, entamer dors et déjà le traitement à l'aotal, même si ce que j'en lis est contradictoire, d'un côté le traitement peut être entamé pendant le sevrage, de l'autre c'est une attitude dangereuse.
Là a marqué la fin de ma tentative pour arrêter l'alcool, commencée 5 jours plus tôt.
5 jours plus tôt, j'ai eu un rendez-vous avec mon entreprise pour postuler à un poste de consultant manager.
En sortant de là ( et d'ailleurs bien avant aussi, je savais) je me suis rendu au premier rade venu, et j'ai consommé un demi.
Avant l'entretien, qui ne s'est pas bien déroulé, j'ai mis un temps infini pour arriver sur le site de ma société. Je me suis trompé de métro, rebroussé chemin, pour encore une fois faire demi tour, et suis arrivé avec 1/4 d'heure de retard.
Après l'entretien, j'ai téléphoné à mon ex petit ami, après être passé acheter, je ne sais plus, du vin et des bières... Et lui ai tenu des propos qui ne semblaient pas être trés raisonnables, trés volontaires, trés sensés.
Après cela, le vendredi, j'ai décidé d'arrêter de boire; cela a tenu jusqu'au mardi, et cette 'soif' malsaine, impérieuse, ce singe sur la nuque !
Je me remémore aussi un soir où j'ai eu à me jeter sur mon anxio, parce que j'ai ressenti de la peur face à l'envie de boire. De la peur de boire !
Je repense enfin que j'admets désormais que je suis alcoolique, et qu'il m'est arrivé de me cacher pour boire, de ne pas le montrer, mais de boire par ici une bouteille de cidre alors que je suis dans la maison de famille, de transporter par là une canette de bière pour le moment où je serai seul avant de dormir lorsque je suis en déplacement.
J'ai lu beaucoup dernièrement des posts sur des forums d'alcooliques.
L'un des posts qui m'a le plus marqué est celui où il est expliqué le dérèglement qu'engendre la prise d'alcool sur le fonctionnement synaptique, et à quoi l'aotal sert pour y remédier (il donne le temps à la chimie du cerveau de se remettre à fonctionner normalement). Il faut que je prenne mon aotal serieusement, sans vouloir diminuer, j'en discuterai avec un médecin mais pas pour l'instant.
Lors de la réunion d'A.A., hier soir, j'ai écouté le récit de chacun, ce que chacun voulait en dire; je me suis dit qu'il était important de prendre rendez-vous avec un alcoologue.
Ceci pour me donner des échéances à suivre, pour me permettre d'avoir un suivi médical de cette maladie; d'en fin avoir un cadre à la prise de médicament, voire la prescription (j'ai eu du mal à remettre la langue sur ce mot ! ; peut-être parce que dans prescription, j'entends délai, et que cela signifie qu'il y a une fin; qu'il y a prescription...), la prescription disais-je, de médicaments de manière normée.
Enfin, je voudrais souligner ici que c'est parce que mon corps me semble déréglé que j'ai le désir d'arrêter l'alcool. Dernièrement j'ai eu une gingivite, et il y a assurément un rapport; j'accuse un poids sur la balance que je n'ai jamais fait (70kgs); j'ai des gaz comme pas deux, et je commence à avoir la trogne d'un alcoolique.
Je n'ai pas l'impression que les dégâts de l'alcool s'annulent, en voyant les 'amis' hier, avec le temps; mais je veux arrêter afin que l'alcool ne me créée pas, du fait de ma consommation qui n'est ni modérée ni modérable, plus de dégâts encore.
Je désire me retirer de ce jeu de la défonce alcoolique, où je perds.
Et il n'y a plus d'espoir de reprendre une consommation normale dès lors que je ne sais pas m'arrêter au premier verre:
Je relisais mes posts d'octobre, du lundi jour où j'ai repris; comme c'est étonnant que j'ai posté un message plein d'espoir, et que le soir je n'ai pas réussi à ne pas boire !
Mais cela est dù aussi au fait que j'ai voulu diminuer l'aotal trop brusquement ! Cela saute aux yeux en le relisant ! Une seconde chose saute aux yeux, c'est que je n'ai pas non plus su résister à avoir de l'alcool chez moi; j'étais parti acheter une bouteille pour dîner chez Suzi, et j'en ai acheté une demi, certainement parce que je n'aurais de toutes façons pas pu la garder chez moi sans l'ouvrir et en racheter une autre !
Donc deux conclusions à cela: Ne pas diminuer l'aotal; ne pas acheter d'alcool, même pour offrir.
Je termine ce post assez long, mais je suis un peu obnubilé par toutes ces choses qui me turlupinent, qui tournent dans ma tête et ai eu besoin d'en quelques sortes les synthétiser.
Par plusieurs temps, j'entends le sevrage de 36 jours de début septembre dernier, et les tentatives de début d'année 2010.
Je suis encore dans la dynamique de ce début d'année, de ces efforts pour sortir de l'alcool.
Hier, je suis allé à une réunion d'alcooliques anonymes. Je crois que cela m'a fait du bien.
Je reprends le sevrage. Hier, je n'ai pas bu. Un jour après l'autre, aujourd'hui, je vais tenter de ne pas boire.
En parallèle, j'ai repris aussi le traitement à base de benzodiazepine. Je ne sais pas si c'est une erreur ou pas, mais je reprends directement de l'aotal, du fait que le traitement au benzodiazepine semble laisser à désirer:
Mardi, en effet, j'ai eu envie de boire; disons, je me suis dit (mais ne se le cachons pas, c'est l'expression d'une envie), que je n'allais pas passer mon anniversaire ainsi tout seul sans boire.
'Tout seul sans boire' semble être le plus difficile à tolérer.
Mais bref, j'ai commandé à livrer de la nourriture indienne, et il était primordial que cela soit accompagné d'une bouteille de vin.
Ce n'était pas la nourriture qui me motivait, mais la perspective de consommer de l'alcool.
J'ai tenté lors de cette soirée de calmer l'envie de boire, mais peut-être ai-je pris mon demi-comprimé trop tard, le fait est que je n'ai pas pu résister à commander de l'alcool.
D'où la conclusion, d'une, de prendre le 1/2 comprimé plus tôt (et même si j'ai la crainte d'en être dépendant, je dois garder à l'esprit que je suis dépendant d'autre chose, l'alcool), de deux, entamer dors et déjà le traitement à l'aotal, même si ce que j'en lis est contradictoire, d'un côté le traitement peut être entamé pendant le sevrage, de l'autre c'est une attitude dangereuse.
Là a marqué la fin de ma tentative pour arrêter l'alcool, commencée 5 jours plus tôt.
5 jours plus tôt, j'ai eu un rendez-vous avec mon entreprise pour postuler à un poste de consultant manager.
En sortant de là ( et d'ailleurs bien avant aussi, je savais) je me suis rendu au premier rade venu, et j'ai consommé un demi.
Avant l'entretien, qui ne s'est pas bien déroulé, j'ai mis un temps infini pour arriver sur le site de ma société. Je me suis trompé de métro, rebroussé chemin, pour encore une fois faire demi tour, et suis arrivé avec 1/4 d'heure de retard.
Après l'entretien, j'ai téléphoné à mon ex petit ami, après être passé acheter, je ne sais plus, du vin et des bières... Et lui ai tenu des propos qui ne semblaient pas être trés raisonnables, trés volontaires, trés sensés.
Après cela, le vendredi, j'ai décidé d'arrêter de boire; cela a tenu jusqu'au mardi, et cette 'soif' malsaine, impérieuse, ce singe sur la nuque !
Je me remémore aussi un soir où j'ai eu à me jeter sur mon anxio, parce que j'ai ressenti de la peur face à l'envie de boire. De la peur de boire !
Je repense enfin que j'admets désormais que je suis alcoolique, et qu'il m'est arrivé de me cacher pour boire, de ne pas le montrer, mais de boire par ici une bouteille de cidre alors que je suis dans la maison de famille, de transporter par là une canette de bière pour le moment où je serai seul avant de dormir lorsque je suis en déplacement.
J'ai lu beaucoup dernièrement des posts sur des forums d'alcooliques.
L'un des posts qui m'a le plus marqué est celui où il est expliqué le dérèglement qu'engendre la prise d'alcool sur le fonctionnement synaptique, et à quoi l'aotal sert pour y remédier (il donne le temps à la chimie du cerveau de se remettre à fonctionner normalement). Il faut que je prenne mon aotal serieusement, sans vouloir diminuer, j'en discuterai avec un médecin mais pas pour l'instant.
Lors de la réunion d'A.A., hier soir, j'ai écouté le récit de chacun, ce que chacun voulait en dire; je me suis dit qu'il était important de prendre rendez-vous avec un alcoologue.
Ceci pour me donner des échéances à suivre, pour me permettre d'avoir un suivi médical de cette maladie; d'en fin avoir un cadre à la prise de médicament, voire la prescription (j'ai eu du mal à remettre la langue sur ce mot ! ; peut-être parce que dans prescription, j'entends délai, et que cela signifie qu'il y a une fin; qu'il y a prescription...), la prescription disais-je, de médicaments de manière normée.
Enfin, je voudrais souligner ici que c'est parce que mon corps me semble déréglé que j'ai le désir d'arrêter l'alcool. Dernièrement j'ai eu une gingivite, et il y a assurément un rapport; j'accuse un poids sur la balance que je n'ai jamais fait (70kgs); j'ai des gaz comme pas deux, et je commence à avoir la trogne d'un alcoolique.
Je n'ai pas l'impression que les dégâts de l'alcool s'annulent, en voyant les 'amis' hier, avec le temps; mais je veux arrêter afin que l'alcool ne me créée pas, du fait de ma consommation qui n'est ni modérée ni modérable, plus de dégâts encore.
Je désire me retirer de ce jeu de la défonce alcoolique, où je perds.
Et il n'y a plus d'espoir de reprendre une consommation normale dès lors que je ne sais pas m'arrêter au premier verre:
Je relisais mes posts d'octobre, du lundi jour où j'ai repris; comme c'est étonnant que j'ai posté un message plein d'espoir, et que le soir je n'ai pas réussi à ne pas boire !
Mais cela est dù aussi au fait que j'ai voulu diminuer l'aotal trop brusquement ! Cela saute aux yeux en le relisant ! Une seconde chose saute aux yeux, c'est que je n'ai pas non plus su résister à avoir de l'alcool chez moi; j'étais parti acheter une bouteille pour dîner chez Suzi, et j'en ai acheté une demi, certainement parce que je n'aurais de toutes façons pas pu la garder chez moi sans l'ouvrir et en racheter une autre !
Donc deux conclusions à cela: Ne pas diminuer l'aotal; ne pas acheter d'alcool, même pour offrir.
Je termine ce post assez long, mais je suis un peu obnubilé par toutes ces choses qui me turlupinent, qui tournent dans ma tête et ai eu besoin d'en quelques sortes les synthétiser.
vendredi 15 janvier 2010
ancien collègue
c'est l'angoisse, je viens de voir un collègue de mon ancienne société, Albert, qui vient d'arriver dans les locaux de l'endroit où je travaille,
il n'a pas pu s'empêcher de me dire que j'avais beaucoup changé, que j'avais l'air... (hésitation), fatigué...
Mais non Albert je ne suis pas fatigué, je suis alcoolique !
les gens peinent à me reconnaitre ! F. me dit que j'ai grossi ! J'ai trop envie de pleurer !
Il faut que j'arrête cette merde !
A jamais !
ça va me tuer ! ça va me tuer la vie !
il n'a pas pu s'empêcher de me dire que j'avais beaucoup changé, que j'avais l'air... (hésitation), fatigué...
Mais non Albert je ne suis pas fatigué, je suis alcoolique !
les gens peinent à me reconnaitre ! F. me dit que j'ai grossi ! J'ai trop envie de pleurer !
Il faut que j'arrête cette merde !
A jamais !
ça va me tuer ! ça va me tuer la vie !
lundi 11 janvier 2010
quelques nouvelles du front
Bonjour,
quelques nouvelles de ces résolutions qui sont les miennes à l'aube de cette seconde décennie du millénaire (j'écris cela afin que la grandiloquence du moment m'aide à enteriner ma motivation sur le long terme).
Depuis mon dernier billet, je dois dire que j'ai un peu redressé la barre. Nous sommes lundi, cela fait 3 jours que je n'ai pas consommé d'alcool.
J'aborde ce début de sevrage comme à l'accoutumée, accompagné d'anxiolytiques.
Je ne referai pas la même erreur que la fois précedente, qui a été de vouloir diminuer l'aotal trop rapidement.
Je fais attention à mon alimentation, et suis motivé par le fait que depuis que j'adopte ce nouveau mode de vie, j'ai perdu un peu de poids. Je me sens moins engoncé dans mes vêtements, j'ai moins de mal à monter les escaliers, moins de difficulté à me baisser. Je me sens plus fier aussi, sur un autre plan. C'est un peu le résultat de cette 'spirale vertueuse' dont parlais Jane: Les efforts positifs font comme un cercle non pas vicieux, mais gracieux.
Et puis, même si c'est infime, je suis fier d'avoir à nouveau entamé un sevrage, en vue d'un arrêt de ma consommation inadaptée d'alcool.
Je crois que parmi les volontés que j'ai pour cette nouvelle année, en fait, ce que je veux changer, c'est d'être plus entouré, voir plus de monde, plus d'activité, plus de gens des gens des gens.
Je n'ai pas résilié mon abonnement à Meetic. Je veux faire des rencontres.
Je raconterai ici si cela fonctionne ( mais si cela ne marche pas, il faut perséverer et perséverer), et, note pour l'avenir, j'ai comme intime conviction que ma consommation délirante d'alcool, qui me mène à prendre des médicaments pour imaginer m'en passer, et me dirige tout droit vers une abstinence minimale d'une année, que cette consommation donc est complêtement liée à l'absence, dans ma vie quotidienne, ou à l'insuffisance de contacts sociaux. Je mets de côté l'amour, je mets de côté la progéniture, et ne relève que les contacts avec l'Autre, l'objectivation, le regard d'autrui, son interêt, son jugement. Cela me manque, et c'est une erreur de ma part de croire que c'est préferable, voire même possible de m'en passer; par contre, que l'Autre fait mal !
A bientôt
quelques nouvelles de ces résolutions qui sont les miennes à l'aube de cette seconde décennie du millénaire (j'écris cela afin que la grandiloquence du moment m'aide à enteriner ma motivation sur le long terme).
Depuis mon dernier billet, je dois dire que j'ai un peu redressé la barre. Nous sommes lundi, cela fait 3 jours que je n'ai pas consommé d'alcool.
J'aborde ce début de sevrage comme à l'accoutumée, accompagné d'anxiolytiques.
Je ne referai pas la même erreur que la fois précedente, qui a été de vouloir diminuer l'aotal trop rapidement.
Je fais attention à mon alimentation, et suis motivé par le fait que depuis que j'adopte ce nouveau mode de vie, j'ai perdu un peu de poids. Je me sens moins engoncé dans mes vêtements, j'ai moins de mal à monter les escaliers, moins de difficulté à me baisser. Je me sens plus fier aussi, sur un autre plan. C'est un peu le résultat de cette 'spirale vertueuse' dont parlais Jane: Les efforts positifs font comme un cercle non pas vicieux, mais gracieux.
Et puis, même si c'est infime, je suis fier d'avoir à nouveau entamé un sevrage, en vue d'un arrêt de ma consommation inadaptée d'alcool.
Je crois que parmi les volontés que j'ai pour cette nouvelle année, en fait, ce que je veux changer, c'est d'être plus entouré, voir plus de monde, plus d'activité, plus de gens des gens des gens.
Je n'ai pas résilié mon abonnement à Meetic. Je veux faire des rencontres.
Je raconterai ici si cela fonctionne ( mais si cela ne marche pas, il faut perséverer et perséverer), et, note pour l'avenir, j'ai comme intime conviction que ma consommation délirante d'alcool, qui me mène à prendre des médicaments pour imaginer m'en passer, et me dirige tout droit vers une abstinence minimale d'une année, que cette consommation donc est complêtement liée à l'absence, dans ma vie quotidienne, ou à l'insuffisance de contacts sociaux. Je mets de côté l'amour, je mets de côté la progéniture, et ne relève que les contacts avec l'Autre, l'objectivation, le regard d'autrui, son interêt, son jugement. Cela me manque, et c'est une erreur de ma part de croire que c'est préferable, voire même possible de m'en passer; par contre, que l'Autre fait mal !
A bientôt
dimanche 3 janvier 2010
même pas bourré
le dernier billet date de 2 mois,
je n'ai donc cessé de boire pendant tout ce temps.
Les fêtes sont passées, avec leur lot de résolutions non tenues.
La mienne, celle d'arrêter cette saloperie d'alcool, n'a pas vu les 5 premières minutes de l'année.
Nous sommes le 03.
J'hésite à gonfler le vélo, et aller acheter une bouteille pour le repas. Aujourd'hui j'ai bu 1,5l de bière. Hier, un pack et une bouteille de vin.
Je voudrais être passé à quelque chose d'autre. Mais toujours cette envie me rattrape, toujours le vide me gagne, et je baisse les bras.
L'alcool n'aide en rien à remonter la pente.
Mais aujourd'hui, pas de grande résolution devant l'Eternel, je reprends contact avec ce journal, pour le meilleur, ou pour le pire.
A bientôt, juste pour tenir au courant.
je n'ai donc cessé de boire pendant tout ce temps.
Les fêtes sont passées, avec leur lot de résolutions non tenues.
La mienne, celle d'arrêter cette saloperie d'alcool, n'a pas vu les 5 premières minutes de l'année.
Nous sommes le 03.
J'hésite à gonfler le vélo, et aller acheter une bouteille pour le repas. Aujourd'hui j'ai bu 1,5l de bière. Hier, un pack et une bouteille de vin.
Je voudrais être passé à quelque chose d'autre. Mais toujours cette envie me rattrape, toujours le vide me gagne, et je baisse les bras.
L'alcool n'aide en rien à remonter la pente.
Mais aujourd'hui, pas de grande résolution devant l'Eternel, je reprends contact avec ce journal, pour le meilleur, ou pour le pire.
A bientôt, juste pour tenir au courant.
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