jeudi 14 juin 2012

Apprentissage du dérapage contrôlé

Effectivement, blog, ta magie opère.


J'ai, depuis le message 'de reprise en main' posté samedi soir, repris quelques bonnes habitudes, et un bien s'en ressent:

D'une part, je recolle (sur ces deux jours du moins, un jour après l'autre, diraient les aamis) avec mes résolutions alimentaires, de période de sêche:

_ Un petit déjeuner copieux, pain confiture beurre jus d'orange
_ Une prise alimentaire en matinée (fruit)
_ Un déjeuner copieux, les sucres lents sont à la fête, couplés avec légumes et/ou crudités
_ Une prise alimentaire dans l'après midi, fruit et/ou produit lacté; pas de sucres lents après le repas du midi.
_ Manger assez tardivement (>22h) et frugalement; idéalement soupe ou crudités, viande ou poisson et légumes, yahourt ou soja et compote. Eviter d'avoir faim, donc si besoin prendre un yahourt avant le coucher.

C'est le menu du winner. J'y déroge en période de course à pied intense, en me permettant quelques écarts sur les sucres lents le soir. A cela il faut ajouter:

_ Du sport sur une fréquence quotidienne ou sur les deux jours; un repos de 2 jours consécutifs toutes les deux semaines, une pause de 10 jours sur chacune des pratiques sportives deux à trois fois par an; dont une fois plus de deux semaines.

Ce que j'ai commencé à développer dans mon dernier post, c'est l'aspect 'rechute' lors de mes craquages:

_ D'une, lorsque je me remets à me nourrir trop richement, cela s'étale sur une période non ponctuelle; j'ai du mal à recoller...
_ Secundo, je reprends les bonnes habitudes, et une phase d'euphorie suit ( j'y suis).
_ Tertio, je n'arrive pas à faire des écarts contrôlés, et c'est toujours le bas-côté; au summum de ce mécanisme analogue à une rechute, c'est le grand n'importe quoi, chips+gateau à 18h le vendredi, et repas richissime le soir. Evidemment, la gestion de mon intérieur lors de ces phases est catastrophique, c'est à base de vaisselle non faite, de linge non lavé (qui s'accumule, pas sur moi tout de même), et de repassage de la chemise de la journée de travail le matin en retard pour prendre les transports.
_ Attaque: un ras-le-bol couve sur un ou deux jours, et puis c'est radical, je ré-enclenche, et cela dure de 6 à 9 jours.

Donc c'est analogue à une rechute, en cela que c'est cyclique, qu'au cours de ce cycle je déprime, que je suis euphorique lors des premiers temps ou j'en sors.

Surtout, je dois m'interesser aux signes avant-coureurs du décrochage ( je préfère à rechute, c'est trop entâché d'alcoolisme). Quel sentiment prévaut à la rechute? Comment le circonscrire? Pourquoi ne pas appliquer les préceptes des aa, la litterature, les appels, les réunions? Les réunions chez les outremangeurs?

Le phénomène diffère sur au moins un point: Se nourrir est vital, et faire ces écarts est vital sans quoi il y a risque d'anémie, de méforme, et des risques plus grands sur ma santé; ainsi l'abstinence totale n'a aucun sens.

Ah, ces décrochages sont sur un autre point au moins analogue à une rechute; lorsque je 'pose la fourchette', je dors mieux, je digère mieux, je me repose et suis mieux reposé, je compose mieux avec les gens, je vais plus vers eux...

Pourvu que ça dure...
Bipo, up and down.

Aujourd'hui rien ne va, je vois tout en noir; et pourtant, il fait beau, je suis en forme; je n'ai pas de problème; pas de nouveau problème, disons.

Je perds à nouveau le goût de manger sainement; ce midi, pizza merguez, je n'ai pas trouvé plus lourd et indigeste. Sauf que voilà, je redescends jusqu'à la vague suivante; j'essaie juste, en t'écrivant, de faire en sorte que je reste le moins longtemps possible au creux de la vague.

Il y a bien cette petite, oh, une de plus dans ma vie, qui me plaît; ou bien, est-ce uniquement hormonal? Le fait est que j'ai l'âme en peine, de savoir que nous ne serons jamais ensemble.
je souffre ce soir, et ce depuis quelques jours maintenant.

je me disais, mais mince, je couve une dépression, ou bien? Plus le goût à grand chose, difficulté à accrocher le programme fixé, du mal à dormir, réveil difficile... Et quand souris-je?

J'ai mis le doigt aujourd'hui sur ce qui me faisait souffrir; je pense avoir subodoré que ma mission prend fin en septembre.

J'ai provoqué un point avec ma responsable sur le sujet. La charge diminue, les budgets se réduisent. J'ai du mal à ne pas prendre cela pour moi. Je suis très introverti actuellement. En fait je suis une souffrance ambulante.

La mission s'arrêtera naturellement bien un jour, mais cette éventualité se faisant réalité, et c'est tout plein de choses qui changent. Mon investissement dans ma mission ne doit pas baisser, je dois terminer correctement ma mission.

J'ai vraiment de nombreuses interrogations sur ma responsable, est elle duale?

Et toutes ces personnes qui ne me disent pas bonjour, ou qui détourne le regard, dois je être fou pour m'attacher à ces minces sujets?! J'interprête, j'interprête tout... C'est aussi une facette de ma maladie, la bipolarité; le côté maniaque...

Ici je suis à un petit summum de ma maladie, déclenché par cette incertitude: Dépression, interprêtations, et anxiété se mèlent aujourd'hui.

Je suis à mon 24 ème mois d'abstinence. Mon dieu, donnez moi le courage, donnez moi la sagesse, et la sérénité !