mercredi 20 janvier 2010

singe sur la nuque

là, ma volonté vacille.
Je suis au bureau, il est l'heure de rentrer. J'ai envie de boire.
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Prendre l'aotal dès la sortie du bureau,
ne pas tarder à prendre l'arprazolam.
Se faire une soirée cocooning à base de gras: Raclette?
Un film, j'en ai téléchargé qui seront bien.
J'ai aussi de la limonade pour tenir.
J'ai tout pour tenir.

Aujourd'hui je ne bois pas, demain, on verra.

lundi 18 janvier 2010

on and on

Hier, je suis allé courrir. Pour la première fois, à peu près, depuis le lycée?
J'ai courru 37 minutes.
Je suis content d'avoir fait cela.
Je désire recommencer et que cela devienne une habitude.

Depuis vendredi, j'ai du mal à trouver le sommeil, et je sens que je suis trés dynamique. Je crains le retour de bâton de tout cela, je crains de ressentir de l'abattement et de la déprime rapidement. J'espère que le traitement d'aotal va limiter cet effet. Sinon il faudra que je m'accroche et que je crois vraiment au fait que tout va se remettre en ordre.
Hier, j'ai aussi réduit le traitement au BZD de moitié. Je ne dois pas aller trop rapidement mais je crains aussi de tomber accro.
Cependant je pense que je devrais passer la période de sevrage ( 10 jours) sans trop de souci.
j'ai la volonté d'arrêter l'alcool ces 10 jours là au moins. Ensuite ce sera sur la durée mais ce n'est pas le sujet.
Je veux retourner à la réunion et pouvoir me dire que j'ai tenu cette semaine, que j'ai fait en sorte de ne pas être tenté, et que la tentation n'a pas été plus forte que ma volonté / organisation.
Je considererai mon sevrage opéré, lundi matin prochain.

Je garde à l'esprit de tirer les conclusions de ma précédente tentative d'arrêt, au cours de laquelle j'ai voulu réduire trop rapidement l'aotal. J'ai ressenti alors l'envie de boire, trop tôt par rapport à tout mon processus de rétablissement.
Je veux écrire la prochaine fois dans ce blog, que je tiens.

samedi 16 janvier 2010

Première réunion avec les alcooliques anonymes

comme je le disais un peu plus tôt, je reprends ce journal de bord. Effet début d'année, peut-être, véritable prise de conscience, en plusieurs temps, aussi.

Par plusieurs temps, j'entends le sevrage de 36 jours de début septembre dernier, et les tentatives de début d'année 2010.
Je suis encore dans la dynamique de ce début d'année, de ces efforts pour sortir de l'alcool.

Hier, je suis allé à une réunion d'alcooliques anonymes. Je crois que cela m'a fait du bien.

Je reprends le sevrage. Hier, je n'ai pas bu. Un jour après l'autre, aujourd'hui, je vais tenter de ne pas boire.
En parallèle, j'ai repris aussi le traitement à base de benzodiazepine. Je ne sais pas si c'est une erreur ou pas, mais je reprends directement de l'aotal, du fait que le traitement au benzodiazepine semble laisser à désirer:
Mardi, en effet, j'ai eu envie de boire; disons, je me suis dit (mais ne se le cachons pas, c'est l'expression d'une envie), que je n'allais pas passer mon anniversaire ainsi tout seul sans boire.

'Tout seul sans boire' semble être le plus difficile à tolérer.
Mais bref, j'ai commandé à livrer de la nourriture indienne, et il était primordial que cela soit accompagné d'une bouteille de vin.
Ce n'était pas la nourriture qui me motivait, mais la perspective de consommer de l'alcool.
J'ai tenté lors de cette soirée de calmer l'envie de boire, mais peut-être ai-je pris mon demi-comprimé trop tard, le fait est que je n'ai pas pu résister à commander de l'alcool.
D'où la conclusion, d'une, de prendre le 1/2 comprimé plus tôt (et même si j'ai la crainte d'en être dépendant, je dois garder à l'esprit que je suis dépendant d'autre chose, l'alcool), de deux, entamer dors et déjà le traitement à l'aotal, même si ce que j'en lis est contradictoire, d'un côté le traitement peut être entamé pendant le sevrage, de l'autre c'est une attitude dangereuse.
Là a marqué la fin de ma tentative pour arrêter l'alcool, commencée 5 jours plus tôt.

5 jours plus tôt, j'ai eu un rendez-vous avec mon entreprise pour postuler à un poste de consultant manager.
En sortant de là ( et d'ailleurs bien avant aussi, je savais) je me suis rendu au premier rade venu, et j'ai consommé un demi.
Avant l'entretien, qui ne s'est pas bien déroulé, j'ai mis un temps infini pour arriver sur le site de ma société. Je me suis trompé de métro, rebroussé chemin, pour encore une fois faire demi tour, et suis arrivé avec 1/4 d'heure de retard.
Après l'entretien, j'ai téléphoné à mon ex petit ami, après être passé acheter, je ne sais plus, du vin et des bières... Et lui ai tenu des propos qui ne semblaient pas être trés raisonnables, trés volontaires, trés sensés.

Après cela, le vendredi, j'ai décidé d'arrêter de boire; cela a tenu jusqu'au mardi, et cette 'soif' malsaine, impérieuse, ce singe sur la nuque !

Je me remémore aussi un soir où j'ai eu à me jeter sur mon anxio, parce que j'ai ressenti de la peur face à l'envie de boire. De la peur de boire !

Je repense enfin que j'admets désormais que je suis alcoolique, et qu'il m'est arrivé de me cacher pour boire, de ne pas le montrer, mais de boire par ici une bouteille de cidre alors que je suis dans la maison de famille, de transporter par là une canette de bière pour le moment où je serai seul avant de dormir lorsque je suis en déplacement.

J'ai lu beaucoup dernièrement des posts sur des forums d'alcooliques.
L'un des posts qui m'a le plus marqué est celui où il est expliqué le dérèglement qu'engendre la prise d'alcool sur le fonctionnement synaptique, et à quoi l'aotal sert pour y remédier (il donne le temps à la chimie du cerveau de se remettre à fonctionner normalement). Il faut que je prenne mon aotal serieusement, sans vouloir diminuer, j'en discuterai avec un médecin mais pas pour l'instant.

Lors de la réunion d'A.A., hier soir, j'ai écouté le récit de chacun, ce que chacun voulait en dire; je me suis dit qu'il était important de prendre rendez-vous avec un alcoologue.
Ceci pour me donner des échéances à suivre, pour me permettre d'avoir un suivi médical de cette maladie; d'en fin avoir un cadre à la prise de médicament, voire la prescription (j'ai eu du mal à remettre la langue sur ce mot ! ; peut-être parce que dans prescription, j'entends délai, et que cela signifie qu'il y a une fin; qu'il y a prescription...), la prescription disais-je, de médicaments de manière normée.

Enfin, je voudrais souligner ici que c'est parce que mon corps me semble déréglé que j'ai le désir d'arrêter l'alcool. Dernièrement j'ai eu une gingivite, et il y a assurément un rapport; j'accuse un poids sur la balance que je n'ai jamais fait (70kgs); j'ai des gaz comme pas deux, et je commence à avoir la trogne d'un alcoolique.

Je n'ai pas l'impression que les dégâts de l'alcool s'annulent, en voyant les 'amis' hier, avec le temps; mais je veux arrêter afin que l'alcool ne me créée pas, du fait de ma consommation qui n'est ni modérée ni modérable, plus de dégâts encore.
Je désire me retirer de ce jeu de la défonce alcoolique, où je perds.
Et il n'y a plus d'espoir de reprendre une consommation normale dès lors que je ne sais pas m'arrêter au premier verre:
Je relisais mes posts d'octobre, du lundi jour où j'ai repris; comme c'est étonnant que j'ai posté un message plein d'espoir, et que le soir je n'ai pas réussi à ne pas boire !
Mais cela est dù aussi au fait que j'ai voulu diminuer l'aotal trop brusquement ! Cela saute aux yeux en le relisant ! Une seconde chose saute aux yeux, c'est que je n'ai pas non plus su résister à avoir de l'alcool chez moi; j'étais parti acheter une bouteille pour dîner chez Suzi, et j'en ai acheté une demi, certainement parce que je n'aurais de toutes façons pas pu la garder chez moi sans l'ouvrir et en racheter une autre !
Donc deux conclusions à cela: Ne pas diminuer l'aotal; ne pas acheter d'alcool, même pour offrir.


Je termine ce post assez long, mais je suis un peu obnubilé par toutes ces choses qui me turlupinent, qui tournent dans ma tête et ai eu besoin d'en quelques sortes les synthétiser.

vendredi 15 janvier 2010

ancien collègue

c'est l'angoisse, je viens de voir un collègue de mon ancienne société, Albert, qui vient d'arriver dans les locaux de l'endroit où je travaille,

il n'a pas pu s'empêcher de me dire que j'avais beaucoup changé, que j'avais l'air... (hésitation), fatigué...

Mais non Albert je ne suis pas fatigué, je suis alcoolique !

les gens peinent à me reconnaitre ! F. me dit que j'ai grossi ! J'ai trop envie de pleurer !
Il faut que j'arrête cette merde !
A jamais !
ça va me tuer ! ça va me tuer la vie !

lundi 11 janvier 2010

quelques nouvelles du front

Bonjour,

quelques nouvelles de ces résolutions qui sont les miennes à l'aube de cette seconde décennie du millénaire (j'écris cela afin que la grandiloquence du moment m'aide à enteriner ma motivation sur le long terme).

Depuis mon dernier billet, je dois dire que j'ai un peu redressé la barre. Nous sommes lundi, cela fait 3 jours que je n'ai pas consommé d'alcool.
J'aborde ce début de sevrage comme à l'accoutumée, accompagné d'anxiolytiques.
Je ne referai pas la même erreur que la fois précedente, qui a été de vouloir diminuer l'aotal trop rapidement.

Je fais attention à mon alimentation, et suis motivé par le fait que depuis que j'adopte ce nouveau mode de vie, j'ai perdu un peu de poids. Je me sens moins engoncé dans mes vêtements, j'ai moins de mal à monter les escaliers, moins de difficulté à me baisser. Je me sens plus fier aussi, sur un autre plan. C'est un peu le résultat de cette 'spirale vertueuse' dont parlais Jane: Les efforts positifs font comme un cercle non pas vicieux, mais gracieux.


Et puis, même si c'est infime, je suis fier d'avoir à nouveau entamé un sevrage, en vue d'un arrêt de ma consommation inadaptée d'alcool.

Je crois que parmi les volontés que j'ai pour cette nouvelle année, en fait, ce que je veux changer, c'est d'être plus entouré, voir plus de monde, plus d'activité, plus de gens des gens des gens.

Je n'ai pas résilié mon abonnement à Meetic. Je veux faire des rencontres.

Je raconterai ici si cela fonctionne ( mais si cela ne marche pas, il faut perséverer et perséverer), et, note pour l'avenir, j'ai comme intime conviction que ma consommation délirante d'alcool, qui me mène à prendre des médicaments pour imaginer m'en passer, et me dirige tout droit vers une abstinence minimale d'une année, que cette consommation donc est complêtement liée à l'absence, dans ma vie quotidienne, ou à l'insuffisance de contacts sociaux. Je mets de côté l'amour, je mets de côté la progéniture, et ne relève que les contacts avec l'Autre, l'objectivation, le regard d'autrui, son interêt, son jugement. Cela me manque, et c'est une erreur de ma part de croire que c'est préferable, voire même possible de m'en passer; par contre, que l'Autre fait mal !


A bientôt

dimanche 3 janvier 2010

même pas bourré

le dernier billet date de 2 mois,
je n'ai donc cessé de boire pendant tout ce temps.

Les fêtes sont passées, avec leur lot de résolutions non tenues.
La mienne, celle d'arrêter cette saloperie d'alcool, n'a pas vu les 5 premières minutes de l'année.

Nous sommes le 03.
J'hésite à gonfler le vélo, et aller acheter une bouteille pour le repas. Aujourd'hui j'ai bu 1,5l de bière. Hier, un pack et une bouteille de vin.

Je voudrais être passé à quelque chose d'autre. Mais toujours cette envie me rattrape, toujours le vide me gagne, et je baisse les bras.
L'alcool n'aide en rien à remonter la pente.


Mais aujourd'hui, pas de grande résolution devant l'Eternel, je reprends contact avec ce journal, pour le meilleur, ou pour le pire.
A bientôt, juste pour tenir au courant.