mercredi 28 janvier 2009

Mercredi: Jour du bloc

... jour du bloc, à Livry;
mais comme hier j'ai dérogé à ma règle ( qui en est une justement pour être transgressée) de ne pas faire de grimpe deux jours de suite, je ne vais pas faire de bloc ce soir.

Passé une bonne journée, actuellement ce que je fais au travail m'interesse plus, on me sollicite plus, et(peut-être n'est-ce que l'effet de l'anti-dépresseur), je viens à prendre plus de plaisir à mon activité professionnelle actuelle.

_ Vaut mieux!, actuellement le temps est dur 'dehors' (=sans mission, pour un prestataire).

Je prends mon médicament pour l'alcool sérieusement. Et cela m'aide à ne pas céder.
Le soir, je prends mes pillules trés tôt, au sortir du travail. Le moment que je redoute le plus est celui où j'arrive près de chez moi, et que je peux faire un rapide détour pour aller chercher un pack de bière et/ou une bouteille de vin (le produit !).

Ce que je vis est l'effet d'une dépendance physique/psychologique trés perverse !
Je n'ai pas pour habitude de boire durant mes journées de travail (par contre, en vacances, week-end, je viens à boire bien plus tôt, le midi; voire, en fin de matinée, une bière 'ne fait pas de mal'...); c'est en cela que j'estime le produit trés pervers; il s'installe insidieusement une dépendance physique, et cela est rendu permis par la dépendance psychologique. Ainsi, arrivé près de chez moi, l'envie ressurgit. Elle ne s'est pas manifestée de la journée, et la voilà, avec son cortège (merci Malraux) de conseils, petits mots, pensées pré-conçues, ré-apparaissant pour que l'échine se courbe et le coude se lève.

Lors de mes pérégrinations sur l'Internet, dernièrement, pour y comprendre un peu plus ce que les gens vivent dans la dépendance alcoolique, je suis tombé sur un texte, d'une justesse troublante dans l'expression des sentiments, et d'une intelligence manifeste. Désolé, je n'ai pas le lien ! (tout ce teasing pour ça!); mais l'auteur, abstinent depuis quelques années, y disait, et j'ai noté la formule comme 'helpful', il disait, donc, que les neurones sont comme des fleurs cérébrales, et qu'il avait arrêté de les arroser avec du désherbant.

Je crois, en tout cas, que ce jour là, dans les vapeurs alcoolisées que j'avais ingurgitées, cela m'a aidé.


Aujourd'hui, cela fera le 3ième jour que je suis abstinent.
Demain, je commence à arrêter.


Gilles

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