samedi 26 septembre 2009

je voudrais prendre une bouteille et aller me bourrer la gueule près de la mer, ou d'une rivière quelconque,
boire ma peine et ma détresse, comme si c'était viril et héroïque de le faire,
trinquer aux illusions perdues, à l'amour que je ne connais pas, à une famille qui fait défaut à mon gestalt; me saouler parce que ça fait bien; espèrer qu'en me réveillant je reprendrai la route de ma vie,
boire, boire, boire. Et oublier; combler ce manque, plus profond qu'un simple besoin d'alcool; intimement enraciné dans les méandres synaptiques de mon cerveau; cette insatisfaction,
parce que l'alcool, cet ami, t'apporte ça: Remplir le vide, quand on bascule le verre.

Aujourd'hui, c'est mon treizième jour d'abstinence.
De loin le plus dur, certainement.

On est samedi, il fait beau, je passe la journée, seul, à lire, faire de l'internet, et dormir. Quelques séries américaines me distraient quelques instants.

Je vais aller diner avec ma mère, d'ici à 20 minutes.

Mais je voulais écrire, non plus cette fois sur l'envie d'arrêter de boire, ou sa nécessité, mais sur celle de ne pas recommencer. De persévérer, de se confirmer que l'on fait le bon choix, qu'il n'y a que celui-là, mais surtout qu'il porte en lui plus d'aspiration au bonheur et à la joie que son contraire, s'aliéner, sombrer dans l'alcool comme on tire un rideau, par décence.

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