samedi 16 janvier 2010

Première réunion avec les alcooliques anonymes

comme je le disais un peu plus tôt, je reprends ce journal de bord. Effet début d'année, peut-être, véritable prise de conscience, en plusieurs temps, aussi.

Par plusieurs temps, j'entends le sevrage de 36 jours de début septembre dernier, et les tentatives de début d'année 2010.
Je suis encore dans la dynamique de ce début d'année, de ces efforts pour sortir de l'alcool.

Hier, je suis allé à une réunion d'alcooliques anonymes. Je crois que cela m'a fait du bien.

Je reprends le sevrage. Hier, je n'ai pas bu. Un jour après l'autre, aujourd'hui, je vais tenter de ne pas boire.
En parallèle, j'ai repris aussi le traitement à base de benzodiazepine. Je ne sais pas si c'est une erreur ou pas, mais je reprends directement de l'aotal, du fait que le traitement au benzodiazepine semble laisser à désirer:
Mardi, en effet, j'ai eu envie de boire; disons, je me suis dit (mais ne se le cachons pas, c'est l'expression d'une envie), que je n'allais pas passer mon anniversaire ainsi tout seul sans boire.

'Tout seul sans boire' semble être le plus difficile à tolérer.
Mais bref, j'ai commandé à livrer de la nourriture indienne, et il était primordial que cela soit accompagné d'une bouteille de vin.
Ce n'était pas la nourriture qui me motivait, mais la perspective de consommer de l'alcool.
J'ai tenté lors de cette soirée de calmer l'envie de boire, mais peut-être ai-je pris mon demi-comprimé trop tard, le fait est que je n'ai pas pu résister à commander de l'alcool.
D'où la conclusion, d'une, de prendre le 1/2 comprimé plus tôt (et même si j'ai la crainte d'en être dépendant, je dois garder à l'esprit que je suis dépendant d'autre chose, l'alcool), de deux, entamer dors et déjà le traitement à l'aotal, même si ce que j'en lis est contradictoire, d'un côté le traitement peut être entamé pendant le sevrage, de l'autre c'est une attitude dangereuse.
Là a marqué la fin de ma tentative pour arrêter l'alcool, commencée 5 jours plus tôt.

5 jours plus tôt, j'ai eu un rendez-vous avec mon entreprise pour postuler à un poste de consultant manager.
En sortant de là ( et d'ailleurs bien avant aussi, je savais) je me suis rendu au premier rade venu, et j'ai consommé un demi.
Avant l'entretien, qui ne s'est pas bien déroulé, j'ai mis un temps infini pour arriver sur le site de ma société. Je me suis trompé de métro, rebroussé chemin, pour encore une fois faire demi tour, et suis arrivé avec 1/4 d'heure de retard.
Après l'entretien, j'ai téléphoné à mon ex petit ami, après être passé acheter, je ne sais plus, du vin et des bières... Et lui ai tenu des propos qui ne semblaient pas être trés raisonnables, trés volontaires, trés sensés.

Après cela, le vendredi, j'ai décidé d'arrêter de boire; cela a tenu jusqu'au mardi, et cette 'soif' malsaine, impérieuse, ce singe sur la nuque !

Je me remémore aussi un soir où j'ai eu à me jeter sur mon anxio, parce que j'ai ressenti de la peur face à l'envie de boire. De la peur de boire !

Je repense enfin que j'admets désormais que je suis alcoolique, et qu'il m'est arrivé de me cacher pour boire, de ne pas le montrer, mais de boire par ici une bouteille de cidre alors que je suis dans la maison de famille, de transporter par là une canette de bière pour le moment où je serai seul avant de dormir lorsque je suis en déplacement.

J'ai lu beaucoup dernièrement des posts sur des forums d'alcooliques.
L'un des posts qui m'a le plus marqué est celui où il est expliqué le dérèglement qu'engendre la prise d'alcool sur le fonctionnement synaptique, et à quoi l'aotal sert pour y remédier (il donne le temps à la chimie du cerveau de se remettre à fonctionner normalement). Il faut que je prenne mon aotal serieusement, sans vouloir diminuer, j'en discuterai avec un médecin mais pas pour l'instant.

Lors de la réunion d'A.A., hier soir, j'ai écouté le récit de chacun, ce que chacun voulait en dire; je me suis dit qu'il était important de prendre rendez-vous avec un alcoologue.
Ceci pour me donner des échéances à suivre, pour me permettre d'avoir un suivi médical de cette maladie; d'en fin avoir un cadre à la prise de médicament, voire la prescription (j'ai eu du mal à remettre la langue sur ce mot ! ; peut-être parce que dans prescription, j'entends délai, et que cela signifie qu'il y a une fin; qu'il y a prescription...), la prescription disais-je, de médicaments de manière normée.

Enfin, je voudrais souligner ici que c'est parce que mon corps me semble déréglé que j'ai le désir d'arrêter l'alcool. Dernièrement j'ai eu une gingivite, et il y a assurément un rapport; j'accuse un poids sur la balance que je n'ai jamais fait (70kgs); j'ai des gaz comme pas deux, et je commence à avoir la trogne d'un alcoolique.

Je n'ai pas l'impression que les dégâts de l'alcool s'annulent, en voyant les 'amis' hier, avec le temps; mais je veux arrêter afin que l'alcool ne me créée pas, du fait de ma consommation qui n'est ni modérée ni modérable, plus de dégâts encore.
Je désire me retirer de ce jeu de la défonce alcoolique, où je perds.
Et il n'y a plus d'espoir de reprendre une consommation normale dès lors que je ne sais pas m'arrêter au premier verre:
Je relisais mes posts d'octobre, du lundi jour où j'ai repris; comme c'est étonnant que j'ai posté un message plein d'espoir, et que le soir je n'ai pas réussi à ne pas boire !
Mais cela est dù aussi au fait que j'ai voulu diminuer l'aotal trop brusquement ! Cela saute aux yeux en le relisant ! Une seconde chose saute aux yeux, c'est que je n'ai pas non plus su résister à avoir de l'alcool chez moi; j'étais parti acheter une bouteille pour dîner chez Suzi, et j'en ai acheté une demi, certainement parce que je n'aurais de toutes façons pas pu la garder chez moi sans l'ouvrir et en racheter une autre !
Donc deux conclusions à cela: Ne pas diminuer l'aotal; ne pas acheter d'alcool, même pour offrir.


Je termine ce post assez long, mais je suis un peu obnubilé par toutes ces choses qui me turlupinent, qui tournent dans ma tête et ai eu besoin d'en quelques sortes les synthétiser.

3 commentaires:

  1. Salut Gilles,
    Je suis tombé par hasard sur ton blog. Je me suis grave identifié. Ce que tu vis en ce moment j'y étais en copier-coller il y a 6ans. Moi aussi j'ai rencontré les AA et un jour à la fois ça l'a fait. Bien même et au delà de mes espérance.
    Good luck et que La Force soit avec toi
    Maarc
    gatsby35@gmail.com

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    1. merci Marc,
      la force est effectivement avec moi, je suis au cours de mon 23eme mois d'abstinence...

      Les aa n'y sont pas pour rien, je suis toujours en contact avec mon parrain, et il m'arrive aussi d'aller faire des réunions voire de les animer !
      A bientôt et merci pour ton soutien

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    Première réunion avec les alcooliques anonymes

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