mardi 16 février 2010

absenté mais pas oublié

Pas loin d'un mois depuis le dernier post.

Contrairement à d'habitude, ce mois (ou presque) n'a pas été l'occasion de beuverie sans fond.
Ce blog incarne un réceptacle à mes propos, à défaut d'une personne humaine qui m'écouterait ( et je la plaindrais).
En cette absence, ce sont les A.A. qui ont fait office d'oreille, de confident, à mes histoires de saoulographe.

Depuis, donc, le 20 janvier, j'ai fait une rechute. Elle a duré 4 jours, 4 soirs, 4 bouteilles de vin et à peu près autant de pack de bière.

Sur ces 25 jours écoulés, le reste du temps a été marqué par l'abstinence.

Pendant ce temps, je suis allé en moyenne à une réunion A.A. par semaine; sauf lors de la rechute, ou plus de temps s'est écoulé entre les deux réunions.

Je crois que, malgré pas de mal de réticence, cela me fait du bien. Cela contribue profondément à mon abstinence.

Un fait non négligeable, est que je ne prends pas de médicament. J'ai fait mon dernier sevrage ( vers le début du mois) sans anxiolytique, et actuellement je n'ai aucun traitement palliatif ou aide au sevrage; sinon ces réunions.

Bien sûr, ce n'est pas tout le temps facile, mais dans l'ensemble cela tient, au quotidien. Evidemment, il y a bien un moment dans la journée, généralement le soir, avant le dîner, où la question de l'alcool se pose: Sortir en chercher? Tenir le coup, faire autre chose, s'occuper? Dilemme quotidien.

J'en suis à mon douzième jour sans alcool, à mon 35ème jour d'abstinence depuis le début de l'année (sur 47; soit quasiment les 3/4 des jours sans alcool.


Les bienfaits sont là, ils pointent leur nez comme des crocus annonçant le printemps.
Je suis moins déprimé. Je suis en meilleure forme, il n'y a plus ces moments où mon coeur manque de m'abandonner sous l'effort; j'ai un peu plus d'honneur à me regarder dans la glace, et l'image qui m'est renvoyée est plus agréable elle aussi.
Et puis, bon-an mal-an, l'alcool commence à ne plus gouverner mes soirées.

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