A l'heure du bilan, après 10 semaines de préparation, après cette compétition, il me reste de la tristesse.
Ce n'est pas comme si j'avais été mal préparé physiquement. Je n'ai pas pêché par ça. Je n'ai pas fait de souplesse durant toute ma préparation; et peu de proprioception? Ce n'est pas là que cela s'est joué.
J'ai perdu, si peu de choses en somme, et pourtant qui étaient devenues cheres à mes yeux: Je suis passé à côté de l'opportunité:
_ D'aller en finale,
_ D'être le meilleur senior en lice pour mon club,
_ D'être qualifié pour la compétition régionale.
Et j'ai pêché par manque de volonté, par absence de libido. Dans ce pas, j'ai douté; j'avais parfaitement réalisé le passage précédent, j'y avais focalisé toute mon attention, ma prudence, mon énergie. J'étais passé, j'ai relâché ma vigilance, et me suis retrouvé dans ce pas dont je n'avais pas vu la difficulté. C'est comme si à la lecture je l'avais occulté.
C'est comme un acte manqué: J'avais le bagage technique pour réaliser ce pas, j'avais les capacités de lecture, mais je l'ai survolé à la lecture, et arrivé dedans, j'ai douté, j'ai perdu ma lucidité ( j'ai focalisé sur mes mains alors que j'avais énormément de marge, j'aurais pu gérer...), je me suis dit: Putain, c'est loin!, et,... Non, tout le monde passe et moi je vais tomber là?! Toute l'énergie a fui hors de moi,
et dans ce mouvement tonique, je me suis abandonné à la possibilité de la chute. J'ai chu.
Je suis à l'heure du bilan, de la reconstruction, de la résilience, et de l'analyse de ce qui s'est passé; et j'ai du mal à ne pas avoir de regrets.
Des idées négatives trainaient plus tôt dans la journée, cette sensation de solitude, à l'orée de la fin de cette compétition, et de me voir au seuil d'une nouvelle période d'incertitude au niveau du travail ( et de ces inquiétudes de devoir un jour refaire mon CV, et de passer à l'âge senior).
Et ce constat de ma vie, qui ne tourne autour d'une chose: L'escalade. J'ai mis de côté ma libido, ma vie, affective, professionelle, plutôt l'escalade est l'arbre qui cache la forêt, ce desert qu'est ma vie. Si on l'enlève, que reste t'il? Quel désert découvre cette absence?
Voilà par quoi j'ai pêché, par l'absence de perspective personnelle après cet acomplissement.
Voilà pourquoi j'ai manqué cet acte.
Personne pour m'accueillir, pour m'encourager.
Je verse dans l'apitoiement !
Vers la fin de ma préparation, j'ai un peu perdu le goût de grimper. Je me suis retrouvé au pied d'une voie de compét, à me dire: Pff... j'en ai un peu marre, là. Fatigué nerveusement.
Et quand cela ne va pas dans la tête, cela ne peut aller dans le corps.
A l'heure actuelle, il me reste à regarder, de la saison passée, la dernière étape, Kranj. J'ai encore une fois, le ras-le-bol. Je suis si déçu.
Au jour de la compétition, j'ai pourtant réalisé quelque chose d'assez rare, un 6c à vue. J'ai aussi énormément progressé dans ma lecture, et la gestion de ma voie. Dans la connaissance de la compétition.
Je vois qu'il me reste une attitude combative à adopter, à acquérir, à mobiliser. Une sorte de super-power engagée.
Ce n'est pas comme si j'avais été mal préparé physiquement. Je n'ai pas pêché par ça. Je n'ai pas fait de souplesse durant toute ma préparation; et peu de proprioception? Ce n'est pas là que cela s'est joué.
J'ai perdu, si peu de choses en somme, et pourtant qui étaient devenues cheres à mes yeux: Je suis passé à côté de l'opportunité:
_ D'aller en finale,
_ D'être le meilleur senior en lice pour mon club,
_ D'être qualifié pour la compétition régionale.
Et j'ai pêché par manque de volonté, par absence de libido. Dans ce pas, j'ai douté; j'avais parfaitement réalisé le passage précédent, j'y avais focalisé toute mon attention, ma prudence, mon énergie. J'étais passé, j'ai relâché ma vigilance, et me suis retrouvé dans ce pas dont je n'avais pas vu la difficulté. C'est comme si à la lecture je l'avais occulté.
C'est comme un acte manqué: J'avais le bagage technique pour réaliser ce pas, j'avais les capacités de lecture, mais je l'ai survolé à la lecture, et arrivé dedans, j'ai douté, j'ai perdu ma lucidité ( j'ai focalisé sur mes mains alors que j'avais énormément de marge, j'aurais pu gérer...), je me suis dit: Putain, c'est loin!, et,... Non, tout le monde passe et moi je vais tomber là?! Toute l'énergie a fui hors de moi,
et dans ce mouvement tonique, je me suis abandonné à la possibilité de la chute. J'ai chu.
Je suis à l'heure du bilan, de la reconstruction, de la résilience, et de l'analyse de ce qui s'est passé; et j'ai du mal à ne pas avoir de regrets.
Des idées négatives trainaient plus tôt dans la journée, cette sensation de solitude, à l'orée de la fin de cette compétition, et de me voir au seuil d'une nouvelle période d'incertitude au niveau du travail ( et de ces inquiétudes de devoir un jour refaire mon CV, et de passer à l'âge senior).
Et ce constat de ma vie, qui ne tourne autour d'une chose: L'escalade. J'ai mis de côté ma libido, ma vie, affective, professionelle, plutôt l'escalade est l'arbre qui cache la forêt, ce desert qu'est ma vie. Si on l'enlève, que reste t'il? Quel désert découvre cette absence?
Voilà par quoi j'ai pêché, par l'absence de perspective personnelle après cet acomplissement.
Voilà pourquoi j'ai manqué cet acte.
Personne pour m'accueillir, pour m'encourager.
Je verse dans l'apitoiement !
Vers la fin de ma préparation, j'ai un peu perdu le goût de grimper. Je me suis retrouvé au pied d'une voie de compét, à me dire: Pff... j'en ai un peu marre, là. Fatigué nerveusement.
Et quand cela ne va pas dans la tête, cela ne peut aller dans le corps.
A l'heure actuelle, il me reste à regarder, de la saison passée, la dernière étape, Kranj. J'ai encore une fois, le ras-le-bol. Je suis si déçu.
Au jour de la compétition, j'ai pourtant réalisé quelque chose d'assez rare, un 6c à vue. J'ai aussi énormément progressé dans ma lecture, et la gestion de ma voie. Dans la connaissance de la compétition.
Je vois qu'il me reste une attitude combative à adopter, à acquérir, à mobiliser. Une sorte de super-power engagée.
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